Papy le dirai d'ailleurs :
"Non, trop n'existe pas, trop ne signifie rien. On ne peut pas aimer trop. On aime, c'est tout."
Et mon Papy, je l'aime. Je l'imagine très bien dire cette phrase en butant un peu sur chaque mot, comme s'il le poursuivait, l'attrapait, un mot lourd, très lourd, qu'il pèse soigneusement avant de décider qu'il vaut la peine de le laisser passer ses lèvres et prendre son envol pour se perdre en myriade d'échos dans l'air environnant, jusqu'à atteindre nos oreilles, le temps d'un battement d'aile.
J'aime l'écouter parler, comme s'il tricotait un pull de grosse laine chaude avec les doigts gourds et de grandes aiguilles maladroites.